La conversion au bonheur en France dans la seconde moitié du 20e siècle
Le bonheur subsume désormais sous ses auspices l’ensemble des autres idées régulatrices. Longtemps, il n’est pourtant resté qu’une « idée neuve » peu valorisée. Fondé sur des analyses quantitatives et qualitatives d’ouvrages sur le bonheur et de films à succès, cet article met en évidence la convers...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2013
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le bonheur subsume désormais sous ses auspices l’ensemble des autres idées régulatrices. Longtemps, il n’est pourtant resté qu’une « idée neuve » peu valorisée. Fondé sur des analyses quantitatives et qualitatives d’ouvrages sur le bonheur et de films à succès, cet article met en évidence la conversion au bonheur de la société française : relativement récente, elle n’intervient que dans la seconde moitié du 20e siècle. Ce sacre du bonheur procède de la perte d’influence des autres finalités (notamment des normes religieuses), d’une réflexion éthique nouvelle (le bonheur est désormais jugé efficient) et d’une instrumentalisation marchande de la vie heureuse. Ce processus, initié par les États-Unis, touche l’ensemble de monde occidental, mais est freiné en France : la force du modèle communiste et la vigueur des idéaux humanistes y ralentissent la formidable évolution de l’univers normatif. |
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