Penser la justice dans les organisations : de Weber à Walzer

RésuméL’enseignement de l’éthique appliquée aux organisations se heurte fréquemment à une conception très dévalorisante de cette notion parmi les étudiants. Beaucoup l’associent au mieux à une mode sans contenu, au pis à une stratégie de manipulation dissimulée derrière le voile d’un vocabulaire pol...

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Dades bibliogràfiques
Autors principals: de Nanteuil-Miribel, Matthieu, Cnop, Aurélie
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2007
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:RésuméL’enseignement de l’éthique appliquée aux organisations se heurte fréquemment à une conception très dévalorisante de cette notion parmi les étudiants. Beaucoup l’associent au mieux à une mode sans contenu, au pis à une stratégie de manipulation dissimulée derrière le voile d’un vocabulaire policé. Cette prise de position, qui part d’un premier contact souvent biaisé avec le monde des affaires, occulte pourtant un aspect central de la vie des organisations. À travers l’exemple de la répartition des rôles dans une équipe de travail, cet article montre en effet que les décisions de management relèvent d’une articulation constante entre rationalité instrumentale – centrée sur la recherche de l’efficacité – et rationalité en valeur – par laquelle un individu ou un groupe agit au nom de valeurs qu’il considère comme rationnelles. Pourtant, le questionnement éthique ne peut se satisfaire de ce simple constat, dont l’intuition fondatrice remonte à Max Weber. S’il veut dépasser le stade du vœu pieux et répondre sérieusement à la critique qui lui est faite, il doit se situer sur le terrain normatif et dessiner les contours d’une justice « intra-organisationnelle ». Nous en esquissons quelques traits en nous appuyant sur les travaux de Michaël Walzer.