Discrimination fondée sur le sexe aux États-Unis : une notion juridique sous tensions

RésuméLa lutte contre les discriminations raciales aux Etats-Unis a servi, initialement, de modèle, par analogie, à la construction d’un corpus juridique propre aux droits des femmes. Cependant cette analogie entre race et sexe a connu certaines limites, sur le plan constitutionnel notamment. À prem...

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Veröffentlicht in:Travail, genre et sociétés | 28 | 2 | 2012-11-01 | p. 63-87 | 1294-6303
1. Verfasser: Mercat-Bruns, Marie
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2012
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Beschreibung
Zusammenfassung:RésuméLa lutte contre les discriminations raciales aux Etats-Unis a servi, initialement, de modèle, par analogie, à la construction d’un corpus juridique propre aux droits des femmes. Cependant cette analogie entre race et sexe a connu certaines limites, sur le plan constitutionnel notamment. À première vue, cette vision moins ambitieuse de l’égalité entre hommes et femmes paraît décevante pour la cause féministe. Pourtant elle se révèle, au bout du compte, salvatrice sur le plan de certaines avancées législatives qu’elle a permises qui ont bénéficié, à leur tour, grâce à la jurisprudence, à la cause des Noirs américains. À partir des années 1970 jusqu’à aujourd’hui, la réflexion juridique de la doctrine américaine, d’inspiration foucaldienne, fait apparaître les rapports de pouvoir inhérents à la lutte contre les discriminations fondées sur le sexe et les tensions que suscite le droit entre égalité concrète et égalité formelle. Ces interrogations ne sont pas non plus une menace qui pèse sur le débat féministe. L’apparition du critère du genre en droit, à côté du sexe et l’intérêt que suscitent la parentalité et les discriminations systémiques, au-delà des discriminations individuelles fondées sur le sexe, ne sont en aucun cas un désaveu vis-àvis des règles visant spécifiquement les femmes. C’est une chance à saisir de renouveler le débat juridique féministe sur le sexe lui-même et même de l’enrichir.