Réponse de Alain Lefebvre et Dominique Méda
RésuméL’objectif de cet article est d’évaluer la pertinence des mesures visant à articuler vie familiale et vie professionnelle en France et en Suède, en examinant plus particulièrement leurs effets sur l’emploi des mères. Afin de comparer les effets de la politique familiale, nous examinons dans un...
Guardado en:
| Publicado en: | Travail, genre et sociétés | º 17 | 1 | 2007-05-01 | p. 183-188 | 1294-6303 |
|---|---|
| Autores principales: | , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2007
|
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | RésuméL’objectif de cet article est d’évaluer la pertinence des mesures visant à articuler vie familiale et vie professionnelle en France et en Suède, en examinant plus particulièrement leurs effets sur l’emploi des mères. Afin de comparer les effets de la politique familiale, nous examinons dans un premier temps, les structures institution-nelles des deux pays concernant les congés parentaux et la garde des jeunes enfants. Puis nous proposons une analyse statistique comparative du recours au temps partiel et de son influence sur la ségrégation professionnelle. En France, le recours au temps partiel des mères découle en partie de la structure du marché du travail. En Suède, le temps partiel est apparemment choisi mais l’articulation des vies familiale et professionnelle le rend inéluctable. Il crée des obstacles pernicieux à l’accès des mères à certaines professions qui sont considérablement plus concentrées dans des professions féminisées que les mères françaises. Ainsi, si le modèle suédois facilite effectivement l’emploi des mères, il présente néanmoins des faiblesses : tant que le congé parental ne concernera que les mères, il restera une source d’inégalité professionnelle entre les hommes et les femmes. |
|---|