Le mythe de l'éducation moderne au XXIe siècle : la part de Makarenko

Résumé Le métier d’enseignant a généré nombre de mythes professionnels attachés en général à la figure de « grands pédagogues ». L’article se propose d’étudier le cas de Makarenko, les formes de mythification dont il fut l’objet, de la part de militants éducatifs et d’universitaires engagés, dans un...

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Glavni autor: Savoye, Antoine
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2011
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Sažetak:Résumé Le métier d’enseignant a généré nombre de mythes professionnels attachés en général à la figure de « grands pédagogues ». L’article se propose d’étudier le cas de Makarenko, les formes de mythification dont il fut l’objet, de la part de militants éducatifs et d’universitaires engagés, dans une légitimation réciproque, pour les premiers sur le mode de la rédemption à travers des récits exemplaires et édifiants, pour les seconds en mettant l’accent sur les techniques (émancipatrices), le puerocentrisme et l’éducabilité. L’ensemble vient renforcer le mythe général de l’“éducation moderne” par oblitération des contextes et des acteurs réels, mythe transculturel qui peut “fraterniser” sans contradiction avec les thèses de Neill ou de Montessori. Antoine Savoye montre ensuite de façon plus précise comment le mythe pédagogique fut initialement interne à l’URSS et d’abord construit par Makarenko lui-même pour être promu comme modèle au niveau de l’État. Puis il étudie sa réception et sa diffusion en France qui eurent pour relais le Parti communiste dans les années cinquante, des intellectuels engagés et des mouvements pédagogiques (CEMEA, GFEN). Quoique mal intégrée dans le champ de l’éducation progressiste français, la référence à Makarenko est toujours agissante, en particulier quand elle est envisagée comme “solution” à la scolarisation de la jeunesse “difficile”.