L’appropriation de la figure du zombie dans le cinéma coréen
L’acclimatation de la figure du zombie dans le cinéma sud-coréen s’est confrontée à un imaginaire horrifique traditionnel réfractaire. Pourtant, les zombies se sont peu à peu imposés avec des films à succès qui ont touché un large public à partir des années 2010 ( Train to Busan, Peninsula). La co...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2021
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | L’acclimatation de la figure du zombie dans le cinéma sud-coréen s’est confrontée à un imaginaire horrifique traditionnel réfractaire. Pourtant, les zombies se sont peu à peu imposés avec des films à succès qui ont touché un large public à partir des années 2010 ( Train to Busan, Peninsula). La coréanisation du zombie n’est cependant sans effets : en reproduisant le passage, réalisé en Occident, du zombie transcendantal (liés aux esprits de la métaphysique) au zombie immanent (corporalisé et « naturalisé ») pouvant être utilisé comme métaphore au service d’une critique sociale (clivages sociaux, aliénations industrielle et communicationnelle), un changement de paradigme de l’imaginaire coréen se fait jour. La famille, particulièrement mise en scène dans ces films, et sa sacralisation traditionnelle sont particulièrement touchées. Au-delà de son caractère subversif au niveau socio-politique, le zombie coréen, dans sa nouvelle nature, après être passé par une forme hybride avec le fantôme traditionnel, annonce un être futuriste post-humain, issu de l’homme mais sans l’humanité. |
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