Malraux contre l’éducation ou contre l’Éducation nationale ? Sociologie historique d’une occasion manquée. Premier volet : Les raisons stratégiques d’un abandon
RésuméSelon tous les historiens, autant par conviction personnelle que par stratégie institutionnelle, Malraux aurait délibérément choisi d’écarter l’éducation comme champ d’action de son ministère. Mais comment une telle position peut-elle s’accorder avec l’importance qu’il attribue à l’art et à la...
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| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
2019
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | RésuméSelon tous les historiens, autant par conviction personnelle que par stratégie institutionnelle, Malraux aurait délibérément choisi d’écarter l’éducation comme champ d’action de son ministère. Mais comment une telle position peut-elle s’accorder avec l’importance qu’il attribue à l’art et à la culture dans la société ? Malraux rejetait-il l’éducation en tant que telle ou bien l’orientation que le système scolaire de son temps donnait à celle-ci ? La première partie de l’article, Les raisons stratégiques d’un abandon, détaille les raisons stratégiques pour lesquelles Malraux abandonne l’éducation artistique et culturelle à l’Éducation nationale. Pourquoi agit-il ainsi en dépit du sentiment de sa légitimité sur le chantier de la transmission ? Pourquoi décide-t-il d’ignorer l’évidente complémentarité de ce chantier avec son grand dessein visant la démocratisation de l’accès à la culture ? Son choix apparaît d’autant plus paradoxal que Malraux est convaincu de l’incapacité pour l’Éducation nationale d’assurer cette mission. La relation instrumentale et superficielle que la scolarité d’alors entretient avec l’art constitue à ses yeux l’une des causes de la difficulté ressentie par nombre de contemporains visà- vis de la culture artistique et de sa puissance existentielle. |
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