Qui a peur du pouvoir médical ?
Quand on interroge les relations entre éducation physique et médecine avec les outils de l’histoire sociale et culturelle, on met au jour une série d’interactions et de coopérations pratiques qui ne cadrent pas avec l’idée que l’éducation physique aurait connu un « âge médical ». Une première object...
Zapisane w:
| Główni autorzy: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
2013
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| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Quand on interroge les relations entre éducation physique et médecine avec les outils de l’histoire sociale et culturelle, on met au jour une série d’interactions et de coopérations pratiques qui ne cadrent pas avec l’idée que l’éducation physique aurait connu un « âge médical ». Une première objection naît quand on essaie de dater la période de cette supposée domination médicale : l’intervalle de temps tend à se réduire à mesure qu’on précise l’analyse. Une seconde réserve vient du fait que la corporation médicale n’est pas unanime à propos de la bonne façon d’exercer les organismes dans le sens d’un gain de santé, si bien qu’elle ne produit pas de pression unilatérale sur les éducateurs. Enfin, le champ sportif gagnant en autonomie à partir des années 1930, et les éducateurs physiques recevant désormais une formation professionnelle solide, l’éducation physique en tant que pratique instituée prend une orientation éducative, ascétique, ludique ou sportive. Bien que transmise dans des Instituts relevant des facultés de médecine, la culture des éducateurs physiques obéit à des principes qui ne sont pas le produit de la doctrine hygiénique de la médecine. Cette culture suit des principes fournis par les méthodes élaborées et fixées au début du xxe siècle. Le hiatus entre éducation physique et éducation à la santé a été tel, tout au long de la première moitié du siècle, que lorsqu’il a été question d’enseigner l’hygiène à l’école, la tâche a été attribuée au professeur de sciences. L’analyse éclaire d’un nouveau jour le désarroi actuel des enseignants d’éducation physique face à la mission d’éducation à la santé que les autorités souhaitent leur confier. |
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