À la source de l’argument Etiamsi daremus de Grégoire de Rimini

La présente contribution analyse un texte célèbre de Grégoire de Rimini, extrait de son commentaire des Sentences publié à Paris en 1346, livre II, distinction 34-37, question 1, qui demande « si Dieu est la cause efficiente immédiate du péché actuel ». Ce texte porte sur les fondements de l’éthique...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Bermon, Pascale
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2023
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:La présente contribution analyse un texte célèbre de Grégoire de Rimini, extrait de son commentaire des Sentences publié à Paris en 1346, livre II, distinction 34-37, question 1, qui demande « si Dieu est la cause efficiente immédiate du péché actuel ». Ce texte porte sur les fondements de l’éthique. Grégoire de Rimini y affirme en substance que si Dieu n’existait pas, agir contre la droite raison équivaudrait tout de même à commettre un mal. Ce texte est considéré comme la première formulation de l’autonomie de la morale par un théologien philosophe. On en propose ici une relecture, attentive à sa logique argumentative et au jeu des autorités tirées du De libero arbitrio d’Augustin qu’il met en œuvre. L’Ordre des Ermites de Saint Augustin est associé de multiples manières au renouveau de l’augustinisme dès la période du premier humanisme de Pétrarque (1304-1374). La façon dont Grégoire de Rimini traite la question des racines de l’agir moral illustre à quel point il figure au premier plan du renouveau scolastique et humaniste de l’érudition augustinienne au xive siècle.