Entre mirage conceptuel et réalités managériales : quand des exigences de performance économique conduisent à des pratiques de responsabilité sociale... ou vice versa ?
RésuméL’idée de responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) revêt aujourd’hui un enjeu spécifique pour les employeurs. Mais qu’est-ce que la RSE ? Dans cet article, nous cherchons d’abord à montrer que la définition, la mise en œuvre et la mesure de la RSE sont chacune si diverse qu’elles en nourri...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2006
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméL’idée de responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) revêt aujourd’hui un enjeu spécifique pour les employeurs. Mais qu’est-ce que la RSE ? Dans cet article, nous cherchons d’abord à montrer que la définition, la mise en œuvre et la mesure de la RSE sont chacune si diverse qu’elles en nourrissent tout à la fois le mythe et la réalité. Pour attester qu’une entreprise est socialement responsable, on dispose d’un choix de conceptions si hétérogènes et parfois si divergentes, qu’aucun système de mesure consistant, valide et stable de la RSE ne semble faire l’unanimité. C’est pourquoi nous proposons un changement de perspective dans l’étude de la RSE.En effet, plutôt que de chercher à en définir et à en vérifier l’exercice, ne pourrait-on pas chercher à identifier les conditions favorables aux résultats que l’on attend de la mise en œuvre concrète de la RSE ? Cette perspective permettrait notamment d’appréhender la situation et l’évolution de nombreuses entreprises qui, bien qu’étant écartées de la RSE par les définitions et les modes de mesure en usage, pourraient pourtant être qualifiées de socialement responsables.La promotion de la RSE repose sur l’espoir d’obtenir, à partir de l’action des entreprises, des résultats sociétaux à l’échelle globale, parmi lesquels des résultats sociaux, relatifs, eux, à la vie des salariés. Or, il nous semble pertinent de porter la recherche sur l’élaboration ou le renforcement de dispositifs dont la mise en œuvre aboutit déjà à de tels résultats, en particulier au plan micro. Cette perspective d’étude conduirait peut-être à mieux intégrer les questions locales et les questions sociales, à replacer les dirigeants d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs dans le débat de la RSE et enfin, à valoriser des dispositifs de gestion qui concourent notamment au renforcement de l’employabilité des personnes, tels que celui de l’alternance, dont nous avons observé les fruits dans trois entreprises desquelles nous avons étudié les stratégies et les pratiques de GRH. Et si une entreprise socialement responsable, c’était avant tout, à une échelle locale et sociale, une entreprise capable d’assurer une employabilité durable en concertation avec ses parties prenantes ? |
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