Que font les natures mortes dans les livres de cuisine ?
Parcimonieusement illustrés jusqu’au xixe siècle, les livres de cuisine voient l’importance des images croître à partir des années romantiques jusqu’à leur devenir consubstantielles au siècle suivant. À côté de figures facilitant l’identification des ingrédients et des ustensiles, de schémas de déc...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2022
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Parcimonieusement illustrés jusqu’au xixe siècle, les livres de cuisine voient l’importance des images croître à partir des années romantiques jusqu’à leur devenir consubstantielles au siècle suivant. À côté de figures facilitant l’identification des ingrédients et des ustensiles, de schémas de découpe, de modèles de gestes, de plans de table et de diagrammes divers, on note l’apparition de natures mortes empruntant à une rhétorique visuelle propre à l’art classique. La persistance de ce stéréotype, ainsi que sa migration dans des ouvrages procéduraux, révèlent que les illustrations culinaires ne se réduisent pas à représenter et transmettre des manières de faire : elles contribuent aussi à susciter le désir autant qu’à définir ce qu’est la cuisine. Ces images participent, sinon à son artification, tout au moins à son identification comme pratique culturelle. |
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