Les voix sans grain de café-concert : paradoxe d’une réception critique
Dans la seconde moitié du xixe siècle, les cafés-concerts font entrer la pratique chansonnière, dont l’oralité se professionnalise, dans une ère nouvelle. Désormais attachée à un interprète identifié, l’exécution vocale d’une chanson s’individualise. Pourtant, les feuilletonistes passent fréquemmen...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2021
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Dans la seconde moitié du xixe siècle, les cafés-concerts font entrer la pratique chansonnière, dont l’oralité se professionnalise, dans une ère nouvelle. Désormais attachée à un interprète identifié, l’exécution vocale d’une chanson s’individualise. Pourtant, les feuilletonistes passent fréquemment sous silence cette interprétation vocale, la voix des artistes de café-concert étant singulièrement absente de leurs comptes rendus, qui évoquent bien plus volontiers les corps en scène. Pour la critique, la chanson de café-concert s’incarne moins dans le « grain » d’une voix que dans un corps-écran, qui n’est pas « dans la voix qui chante » mais lui est extérieur, étonnamment étranger. Ce désintérêt pour l’oralité idiosyncrasique mise en œuvre au café-concert repose sur un parti pris idéologique, contribuant à priver de toute forme de résistance à l’uniformité un divertissement méprisé parce qu’il participe d’une culture de masse en voie d’industrialisation. |
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