La « peinture d'enseigne », catégorie critique et lieu commun de la modernité
L’enseigne commerciale peinte souffrit longtemps d’une réputation négative et fut assimilée à une image vulgaire, malhabile et grossièrement barbouillée. Dès le milieu du XIXe siècle, alors que la modernité urbaine était décryptée par la littérature, les flâneurs et les historiens de Paris, suivis...
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| Κύριος συγγραφέας: | |
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| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
2012
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| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | L’enseigne commerciale peinte souffrit longtemps d’une réputation négative et fut assimilée à une image vulgaire, malhabile et grossièrement barbouillée. Dès le milieu du XIXe siècle, alors que la modernité urbaine était décryptée par la littérature, les flâneurs et les historiens de Paris, suivis des poètes et des écrivains, commencèrent à regarder cet objet primitif et barbare avec attention et curiosité, pour écrire son histoire et définir ses qualités visuelles et plastiques. Les critiques d’art se l’approprièrent à leur tour pour en faire une catégorie critique qui servit à juger les excès et les audaces de la peinture moderne de Courbet à Manet, puis des impressionnistes aux synthétistes. Ce retournement symbolique de l’enseigne publicitaire ne sera pas étranger au goût des avant-gardes du début du XXe siècle pour la poétique de la signalétique urbaine. |
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