Syndrome de négligence spatiale unilatérale : d'un polymorphisme clinique vers un polymorphisme thérapeutique

RésuméLe syndrome de négligence spatiale unilatérale est un trouble de l’utilisation et de la conscience de l’espace fréquemment observé après lésion cérébrale hémisphérique droite, notamment pariétale. Sa présentation clinique est extrêmement polymorphe, pouvant comporter de façon variable des symp...

Descripción completa

Guardado en:
Detalles Bibliográficos
Autores principales: Jacquin-Courtois, Sophie, Rode, Gilles, Luauté, Jacques, Pisella, Laure, Farne, Alessandro, O’Shea, Jacintha, Boisson, Dominique, Rossetti, Yves
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2009
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:RésuméLe syndrome de négligence spatiale unilatérale est un trouble de l’utilisation et de la conscience de l’espace fréquemment observé après lésion cérébrale hémisphérique droite, notamment pariétale. Sa présentation clinique est extrêmement polymorphe, pouvant comporter de façon variable des symptômes en lien avec un trouble de la perception, de l’attention et/ou de l’action située dans la partie de l’espace controlatérale à la lésion. À cette multiplicité symptomatique s’associent des éléments physiopathologiques complexes, avec l’intrication probable, variable au cas par cas, de mécanismes spatialement latéralisés (attentionnels, représentationnels) et non latéralisés (attentionnels, mnésiques, de remapping). Ce trouble singulier de la cognition spatiale constitue un facteur prédictif de mauvais pronostic fonctionnel, d’où la pertinence d’une évaluation appropriée et l’importance de l’enjeu thérapeutique dans la prise en charge rééducative. La recherche d’une amélioration fonctionnelle durable au-delà de la récupération spontanée a été richement développée depuis de nombreuses années. Reposant initialement sur l’intention et la notion d’effort conscient (approche top-down), les perspectives les plus encourageantes en termes de généralisation et de transfert se sont fondées sur des mécanismes d’action plus automatiques ( bottom-up) mis en jeu par l’intermédiaire de stimulations sensorielles, vestibulaires ou au moyen d’effets consécutifs induits par l’adaptation au port de prismes. Parallèlement, des approches complémentaires se développent, notamment en termes psychopharmacologiques, ciblant de façon plus privilégiée les déficits attentionnels non latéralisés potentiellement associés. Enfin, plus récemment, l’utilisation de techniques de stimulations cérébrales, fondée sur l’hypothèse d’un déséquilibre de la balance interhémisphérique, a permis d’ouvrir des perspectives thérapeutiques prometteuses.