La matière comme miroir : pertinence et limites d'une image selon Plotin et Proclus

Si la forme est la condition de toute pensée et si la matière est informe, comment Plotin peut-il la penser ? Le recours à la négation accompagné d’une orientation du regard vers l’extériorité permet de faire signe vers l’informité de la matière ; cette négation cependant ne doit pas conduire à un...

সম্পূর্ণ বিবরণ

সংরক্ষণ করুন:
গ্রন্থ-পঞ্জীর বিবরন
প্রধান লেখক: Fauquier, Frédéric
বিন্যাস: Article ou chapitre numérique
ভাষা:Français
প্রকাশিত: 2003
অনলাইন ব্যবহার করুন:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
বিবরন
সংক্ষিপ্ত:Si la forme est la condition de toute pensée et si la matière est informe, comment Plotin peut-il la penser ? Le recours à la négation accompagné d’une orientation du regard vers l’extériorité permet de faire signe vers l’informité de la matière ; cette négation cependant ne doit pas conduire à un nom vide, mais à un résidu; l’image apparaît comme une aide qui évite l’évanouissement de la pensée dans le néant. Plotin développe en particulier l’image du miroir pour donner à penser la matière ; comme elle, il est créateur d’illusions et impassible. Cependant, comme toute image, le miroir a ses limites pour illustrer le statut paradoxal de la matière. Proclus, lorsqu’il essaye de penser la participation, met en évidence ces limites : le miroir suppose l’extension, l’extraversion et l’altération de celui qui s’y mire. L’image ne demeure qu’une aide et doit donc rester subordonnée à la négation.