Images et contre-images de l'extrême-orient au Japon et en Occident

Cet article tente d’analyser comment l’Extrême-Orient est représenté comme un ensemble en Occident et au Japon. Bien que l’aire ainsi désignée ait toujours été perçue comme faisant partie de l’Orient, son extension a évolué de la moitié de l’Asie à la sphère de l’Asie Orientale. Les images oppose...

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Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: Siary, Gérard
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2001
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Omschrijving
Samenvatting:Cet article tente d’analyser comment l’Extrême-Orient est représenté comme un ensemble en Occident et au Japon. Bien que l’aire ainsi désignée ait toujours été perçue comme faisant partie de l’Orient, son extension a évolué de la moitié de l’Asie à la sphère de l’Asie Orientale. Les images opposent un Orient passif à un Occident dynamique. Cela dit, des items communs se retrouvent, tels que la foule, les idéogrammes, etc., ainsi que des scénarios, comme des rencontres sexuelles ou culturelles, ou des essais de géopolitique ou de culture comparée, qui transforment l’Extrême-Orient en terre de profit économique ou spirituel ou en menace révélatrice des conflits internes à l’Europe plus que d’un danger imminent de nature mentale ou matérielle. Inversement, le Japon bâtit une image panasiatique de l’Asie aux antipodes de l’image occidentale de l’Extrême-Orient, dans la mesure où il invente le Désastre blanc contre le Péril jaune et exalte l’art et la culture de l’Asie. Reste que les récits nippons qui se passent en Extrême-Orient reflètent les souffrances somatiques de héros perdus à l’étranger. L’idée d’Extrême-Orient n’est pas dépassée, elle embrasse encore nos rêves de sagesse naturelle et nos craintes d’un monde mécanisé tourné vers la guerre ou le travail.