Éditorial

À travers l’arrêt rendu le 30 mars 2023, la Cour d’appel de Bordeaux s’est prononcée sur la possibilité de convertir une saisie conservatoire en saisie-attribution sur le fondement d’une sentence arbitrale exequaturée, mais encore susceptible de recours. L’affaire opposant la société Africa Sourcing...

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Auteur principal: Diouf, Abdoul Aziz
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2026
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:À travers l’arrêt rendu le 30 mars 2023, la Cour d’appel de Bordeaux s’est prononcée sur la possibilité de convertir une saisie conservatoire en saisie-attribution sur le fondement d’une sentence arbitrale exequaturée, mais encore susceptible de recours. L’affaire opposant la société Africa Sourcing Côte d’Ivoire à la SAS LBMS soulève une interrogation essentielle : l’exequatur confère-t-il à lui seul un caractère définitif au titre arbitral ? En annulant la conversion opérée sur la base d’une sentence ultérieurement infirmée, la Cour rappelle que l’exécution forcée ne peut s’appuyer que sur un titre exécutoire définitif. Cette décision illustre la prudence du juge français face à la tentation d’une exécution prématurée, réaffirmant la nécessité de préserver la sécurité juridique tout en conciliant l’efficacité des créanciers et la protection procédurale des débiteurs dans l’arbitrage international.