La validation du principe de non-régression en matière environnementale par le Conseil constitutionnel au prix d’une redéfinition a minima de sa portée

Le 4 août 2016, le Conseil constitutionnel s’est prononcé sur la constitutionnalité de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages et a évalué, à cette occasion, la conformité du principe de non-régression que cette loi prévoyait d’insérer à l’article L. 110-1 C. env....

Descripción completa

Guardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor principal: Dellaux, Julien
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2017
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RJE_174_0693
record_format cairn
spelling cairn-RJE_174_0693RJERevue juridique de l’environnement https://droit.cairn.info/revue-juridique-de-l-environnement-2017-4-page-693?lang=fr La validation du principe de non-régression en matière environnementale par le Conseil constitutionnel au prix d’une redéfinition a minima de sa portée Dellaux, Julien2017 effet artichauteffet cliquetintelligibilitéloi pour la reconquête de la biodiversiténormativitéprincipe de non-régressionprincipe de précaution« ratchet effect »intellegibilitylaw on the recovery of biodiversitynon-regression principlenormativityprecautionary principlefre Revue juridique de l’environnement | Volume 42 | 4 | 2017-12-11 | p. 693-704 | 0397-0299 RJE_17485 Le 4 août 2016, le Conseil constitutionnel s’est prononcé sur la constitutionnalité de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages et a évalué, à cette occasion, la conformité du principe de non-régression que cette loi prévoyait d’insérer à l’article L. 110-1 C. env. La décision était importante afin de confirmer une intégration du principe, en droit français, attendue de longue date. Le Conseil constitutionnel affirme la conformité du principe tant sur un plan formel (à l’égard de l’exigence de normativité) que matériel (à l’égard du principe de précaution). La solution du Conseil est cependant bien plus nuancée qu’il n’y paraît. Le Conseil adopte une position dans la lignée de sa jurisprudence sur l’effet cliquet (et l’effet artichaut) qui, appliquée à l’espèce, inhibe la portée du principe à l’égard du pouvoir législatif. Le principe voit de ce fait son influence juridique circonscrite à l’encadrement du pouvoir règlementaire, même si l’on peut espérer qu’il influencera dans la pratique l’activité du législateur.This article analyses the consequences of the Decision n°2016-737DC of the French Constitutional Council wich declared the principle of non-regression compatible with the constitution. Nevertheless, the Council confirmed his previous jurisprudence excluding the possibility for the parliement to adopt a law limiting his competence. Thus, the principle will have a limited scope, and will narrow the competence of the executive, but not the legislative power.Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
topic effet artichaut
effet cliquet
intelligibilité
loi pour la reconquête de la biodiversité
normativité
principe de non-régression
principe de précaution
« ratchet effect »
intellegibility
law on the recovery of biodiversity
non-regression principle
normativity
precautionary principle
spellingShingle effet artichaut
effet cliquet
intelligibilité
loi pour la reconquête de la biodiversité
normativité
principe de non-régression
principe de précaution
« ratchet effect »
intellegibility
law on the recovery of biodiversity
non-regression principle
normativity
precautionary principle
Dellaux, Julien
La validation du principe de non-régression en matière environnementale par le Conseil constitutionnel au prix d’une redéfinition a minima de sa portée
topic_facet effet artichaut
effet cliquet
intelligibilité
loi pour la reconquête de la biodiversité
normativité
principe de non-régression
principe de précaution
« ratchet effect »
intellegibility
law on the recovery of biodiversity
non-regression principle
normativity
precautionary principle
description Le 4 août 2016, le Conseil constitutionnel s’est prononcé sur la constitutionnalité de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages et a évalué, à cette occasion, la conformité du principe de non-régression que cette loi prévoyait d’insérer à l’article L. 110-1 C. env. La décision était importante afin de confirmer une intégration du principe, en droit français, attendue de longue date. Le Conseil constitutionnel affirme la conformité du principe tant sur un plan formel (à l’égard de l’exigence de normativité) que matériel (à l’égard du principe de précaution). La solution du Conseil est cependant bien plus nuancée qu’il n’y paraît. Le Conseil adopte une position dans la lignée de sa jurisprudence sur l’effet cliquet (et l’effet artichaut) qui, appliquée à l’espèce, inhibe la portée du principe à l’égard du pouvoir législatif. Le principe voit de ce fait son influence juridique circonscrite à l’encadrement du pouvoir règlementaire, même si l’on peut espérer qu’il influencera dans la pratique l’activité du législateur.
author Dellaux, Julien
author_facet Dellaux, Julien
author_sort Dellaux, Julien
title La validation du principe de non-régression en matière environnementale par le Conseil constitutionnel au prix d’une redéfinition a minima de sa portée
title_short La validation du principe de non-régression en matière environnementale par le Conseil constitutionnel au prix d’une redéfinition a minima de sa portée
title_full La validation du principe de non-régression en matière environnementale par le Conseil constitutionnel au prix d’une redéfinition a minima de sa portée
title_fullStr La validation du principe de non-régression en matière environnementale par le Conseil constitutionnel au prix d’une redéfinition a minima de sa portée
title_full_unstemmed La validation du principe de non-régression en matière environnementale par le Conseil constitutionnel au prix d’une redéfinition a minima de sa portée
title_sort la validation du principe de non-régression en matière environnementale par le conseil constitutionnel au prix d’une redéfinition a minima de sa portée
publishDate 2017
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://droit.cairn.info/revue-juridique-de-l-environnement-2017-4-page-693?lang=fr
_version_ 1877246715191361536