L'imputabilité en Europe centrale et orientale : Entre concept et réalité
Le présent article traite de l’imputabilité dans les nouveaux États membres de l’Union européenne (UE-10). Nous commencerons par passer en revue les différentes définitions de la notion d’imputabilité. Nous analyserons ensuite l’imputabilité dans l’UE-10 dans le cadre de trois perspectives théorique...
Zapisane w:
| 1. autor: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
2013
|
| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Le présent article traite de l’imputabilité dans les nouveaux États membres de l’Union européenne (UE-10). Nous commencerons par passer en revue les différentes définitions de la notion d’imputabilité. Nous analyserons ensuite l’imputabilité dans l’UE-10 dans le cadre de trois perspectives théoriques (les déficits d’imputabilité, la surcharge d’imputabilité et les pièges de l’imputabilité). Nous nous intéresserons ensuite au caractère particulier du régime d’imputabilité dans l’UE-10, ainsi qu’aux explications possibles. Nous soutenons que le régime d’imputabilité dans l’UE-10 est caractérisé par un décalage entre l’existence formelle d’une série de mécanismes d’imputabilité et leur mise en œuvre effective (« imputabilité dormante »). Cela peut s’expliquer par le contexte dans lequel les mécanismes d’imputabilité sont intégrés (niveau élevé de corruption, de clientélisme, faible niveau de confiance), par les changements fréquents qui surviennent dans la représentation politique et l’administration publique et par l’absence de personnes averties et impartiales envers qui on est responsable. Nous conclurons en présentant les implications pour les recherches comparatives empiriques et la théorie. Remarques à l’intention des praticiensL’imputabilité a beau être l’un des concepts les plus importants dans l’administration publique, rares sont les analyses empiriques qui lui sont consacrées, en particulier dans les pays d’Europe centrale et orientale (PECO). Les recherches empiriques doivent se baser sur des propositions ayant une pertinence pratique. Nous formulons trois propositions de ce type – le déficit d’imputabilité, la surcharge d’imputabilité et l’asymétrie de l’imputabilité. Cela passe par une prise en considération des contextes plus larges dans lesquels l’imputabilité est intégrée, par l’analyse des relations d’imputabilité au fil du temps et par une distinction clairement établie entre l’imputabilité de jure et l’imputabilité de facto. |
|---|