Éditorial. Être ensemble mais hors du lit de Procuste

RésuméL’article s’efforce de préciser ce que peut être « l’émergence ». En prenant des exemples dans les sciences naturelles et physiques comme dans les sciences humaines, il s’efforce de démontrer qu’il y a plusieurs formes « d’émergence » et que très souvent, la notion « d’émergence », est utilisé...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Maffesoli, Michel
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2007
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:RésuméL’article s’efforce de préciser ce que peut être « l’émergence ». En prenant des exemples dans les sciences naturelles et physiques comme dans les sciences humaines, il s’efforce de démontrer qu’il y a plusieurs formes « d’émergence » et que très souvent, la notion « d’émergence », est utilisée à tort pour désigner un effet ou une construction dont on n’a pu comprendre, par le détail, la procédure d’élaboration. L’utilisation de la méthode spécifique de la « systémique des relations » appliquée à une situation de management et débouchant soi-disant sur une « émergence », permet de montrer la proximité d’une telle formalisation des échanges avec la conceptualisation des systèmes multi-agents des informaticiens. Si l’analyse d’un système interactionnel humain est bien faite, elle peut donc déboucher sur la mise en place d’une simulation par un système de simulation informatique. Ce rapprochement d’analyses disciplinaires éloignées signe le succès des formalisations utilisées et ouvre des pistes intéressantes de recherche. La déconstruction minutieuse d’un cas concret lié à une situation sociale d’échange amène à préciser ce que l’on pourrait appeler « émergence liée à une interaction » en sciences humaines. Mais, l’analyse faite amène aussi à montrer que la notion classique « d’interaction » est inadaptée pour comprendre en profondeur les mécanismes des émergences. L’article propose alors une redéfinition du concept « d’interaction » qui intègre mieux la complexité en tenant compte des phénomènes idéels et cognitifs.