Avant-propos
Prix Nobel d’économie en 2008, Paul Krugman défend un point de vue keynésien sur la crise actuelle, en insistant sur le rôle positif que peuvent jouer les dépenses publiques en matière de relance de l’économie, fustigeant par là-même les partisans des plans d’austérité.Pour lui, le problème de la zo...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2012
|
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Prix Nobel d’économie en 2008, Paul Krugman défend un point de vue keynésien sur la crise actuelle, en insistant sur le rôle positif que peuvent jouer les dépenses publiques en matière de relance de l’économie, fustigeant par là-même les partisans des plans d’austérité.Pour lui, le problème de la zone Euro n’est donc pas celui de l’indiscipline budgétaire des Etats (du moins, pas exclusivement), mais plutôt celui de l’importance d’une dette privée (ménages et entreprises) qui, générant une surconsommation, est à l’origine des déséquilibres commerciaux actuels. Paul Krugman a rappelé que la crise qui frappe l’Europe est tout autant économique que politique. Partisan d’un fédéralisme européen, il appelle de ses vœux une véritable gouvernance de la zone Euro, ainsi qu’une prise de conscience politique que les solutions plébiscitées sont inadaptées. En particulier, en plus de sa mission actuelle de contrôle des prix, la Banque centrale européenne devrait pouvoir stimuler l’activité économique, comme c’est le cas pour sa consœur la Réserve fédérale américaine. Cette nouvelle compétence pourrait lui être bien utile en cas de mise en œuvre de la solution préconisée par Paul Krugman pour répondre à la crise : le recours à l’inflation.Cette solution ne peut cependant se substituer à l’engagement de réformes de plus long terme nécessaires pour alléger le fardeau transmis aux générations futures et atténuer une inévitable perte d’influence de l’Europe. |
|---|