Civilisation et mobilité

Situé entre la Sicile et la Libye, Malte, archipel de 435 000 habitants et au PIB de 10 milliards d’euros, a intégré l’Union européenne en 2004. Cette île mérite largement mieux que l’image véhiculée par quelques-uns d’un paradis fiscal ou d’un terrain de jeux pour certains éléments troubles qui n’h...

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Auteur principal: Catoire, Serge
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2018
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Situé entre la Sicile et la Libye, Malte, archipel de 435 000 habitants et au PIB de 10 milliards d’euros, a intégré l’Union européenne en 2004. Cette île mérite largement mieux que l’image véhiculée par quelques-uns d’un paradis fiscal ou d’un terrain de jeux pour certains éléments troubles qui n’hésitent pas à recourir à la violence pour faire taire des journalistes.Cet État membre de l’Union européenne a exercé pour la première fois la présidence du Conseil au premier semestre 2017 et a su trancher lorsque cela a été nécessaire et marquer ses priorités. Il a rempli avec efficacité ce rôle difficile d’arriver à concilier les positions en réunions préparatoires d’experts et de diplomates, puis au niveau politique, lors de Conseils des ministres ou de réunions des chefs d’États et de gouvernements européens. Malte a toujours privilégié une approche pragmatique, n’ayant jamais caché une certaine réticence face à des propositions d’intégration renforcée au sein de la zone euro et/ou de nature institutionnelle. La petite taille de ce pays explique aussi son souhait récurrent de voir s’instaurer un principe de proportionnalité dans l’application quotidienne des règles communautaires.Avec l’inévitable subjectivité inhérente à tout résumé, nous détaillerons dans cet article les principales avancées obtenues par Malte sur des dossiers relatifs à la politique de voisinage, aux flux migratoires et à la lutte contre l’immigration illégale, à la sécurité des citoyens, aux contrôles aux frontières et à la lutte contre le terrorisme, aux services économiques et financiers (et le projet (en cours) d’instauration d’une Union des marchés de capitaux), aux services maritimes, au marché intérieur et aux accords avec des pays tiers, et, enfin, à l’efficacité et à la sécurité énergétiques.