Préserver le sens dans les organisations de l’économie sociale et solidaire : quels outils de gestion ?

Les organisations de l’économie sociale et solidaire (OESS) connaissent depuis plusieurs années un tournant gestionnaire qui se traduit notamment par une recherche de rationalisation au risque d’une autonomisation de l’activité de gestion et d’une focalisation sur la seule dimension économique (de G...

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Pubblicato in:RIMHE : Revue Interdisciplinaire Management, Homme & Entreprise | 348 | 1 | 2019-02-25 | p. 3-29 | 2259-2490
Autori principali: Maisonnasse, Julien, Petrella, Francesca, Richez-Battesti, Nadine
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2019
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Les organisations de l’économie sociale et solidaire (OESS) connaissent depuis plusieurs années un tournant gestionnaire qui se traduit notamment par une recherche de rationalisation au risque d’une autonomisation de l’activité de gestion et d’une focalisation sur la seule dimension économique (de Gaulejac, 2005 ; Detchessahar et Grevin, 2009). Face à ces pressions institutionnelles, comment les OESS peuvent-elles adopter des outils de gestion leur permettant de concilier leur finalité sociale et l’efficacité budgétaire tout en restant porteurs de sens dans la réalisation de leur activité ? Pour répondre à cette question, nous nous sommes appuyés sur une revue de la littérature des différentes approches théoriques afin de clarifier la problématique de la nature et du sens des outils de gestion, mais aussi de leur implémentation et de leur appropriation par les acteurs. Nous présentons ensuite la méthodologie et les résultats de trois études de cas relevant du champ de l’économie sociale et solidaire réalisées dans le cadre d’un projet européen sur l’impact du tiers secteur en Europe. Il ressort de notre recherche empirique que les outils de gestion adoptés sont intrinsèquement liés aux contextes interne et externe dans lequel ils sont développés, et que, pour être producteurs de sens auprès des différentes parties prenantes concernées, leur mise en œuvre doit reposer sur un processus de participation collective. Nous concluons sur les conditions permettant d’éviter que l’introduction d’outils de gestion au sein des OESS ne soit un vecteur de normalisation et d’isomorphisme dommageables pour la finalité des organisations.