Du bon usage des passions juridiques : autour de F. Ost, Le droit, objet de passions ?, Académie royale de Belgique, coll. L’Académie en poche, Bruxelles, 2018, 144 p.
Durant la Seconde guerre mondiale, des milliers de femmes asiatiques sont victimes d’un système d’esclavage sexuel orchestré par l’Armée japonaise. Ignorés lors du procès de Tokyo de 1946, niés par l’État responsable, ces crimes tombent dans l’oubli. Face à cette situation d’impunité persistante, le...
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| מחבר ראשי: | |
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| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
2019
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| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Durant la Seconde guerre mondiale, des milliers de femmes asiatiques sont victimes d’un système d’esclavage sexuel orchestré par l’Armée japonaise. Ignorés lors du procès de Tokyo de 1946, niés par l’État responsable, ces crimes tombent dans l’oubli. Face à cette situation d’impunité persistante, le Tribunal d’opinion de Tokyo est mis sur pied par des ONG, en 2000, afin de traiter juridiquement, dénoncer et publiciser ces violations massives des droits humains, ainsi qu’en reconnaître les victimes. S’inscrivant dans la tradition du Tribunal Russell de 1967, il est l’un des nombreux tribunaux d’opinion établis par la société civile en vue de pallier les failles de la justice pénale internationale. Or, si ces dispositifs présentent de nombreux intérêts, ils se voient opposer d’importantes critiques, qui toutes convergent vers celle de leur illégitimité. En effet, constitués par des personnes privées, les tribunaux d’opinion défient le monopole juridictionnel de l’État et interrogent : la justice peut-elle être rendue par les peuples ? Cet article vise à enrichir la réflexion entourant cette problématique, à la lumière de l’expérience du Tribunal d’opinion de Tokyo. Il en étudie les fondements, objectifs et principaux apports, avant de le confronter aux critiques communément adressées à ces tribunaux de la société civile, dont l’existence questionne les notions mêmes de justice, d’impunité et de souveraineté |
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