Conseil d’État italien, section III, 31 juillet 2020, n. 4574

Le renouveau constitutionnel africain est marqué à la fois par la création des juridictions constitutionnelles et par l’extension de leur champ de compétence. Initialement confinées à assurer le contrôle de constitutionnalité des normes, les juridictions constitutionnelles sont désormais chargées d’...

詳細記述

保存先:
書誌詳細
第一著者: Mermoz Bikoro, Jean
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2021
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
その他の書誌記述
要約:Le renouveau constitutionnel africain est marqué à la fois par la création des juridictions constitutionnelles et par l’extension de leur champ de compétence. Initialement confinées à assurer le contrôle de constitutionnalité des normes, les juridictions constitutionnelles sont désormais chargées d’assurer la régulation du pouvoir en contrôlant l’activité de ceux qui sont chargés de l’exercer. C’est ainsi que dans certains États d’Afrique noire francophone, les constitutions leur ont attribué l’exercice de la compétence pénale. Loin d’être anodine, il s’agit d’une compétence qui leur permet de renforcer la juridicisation et la pénalisation de la vie politique afin de mettre fin à l’impunité longtemps entretenue durant les trois premières décennies du constitutionnalisme africain. Cependant, à l’épreuve du temps et des faits, au-delà de l’effet d’annonce, cette compétence est neutralisée par des facteurs qui biaisent son exercice.