Pour une étude de l'engagement civique au XVIIIe siècle

L’inégale distribution des confessions dans l’espace au temps des guerres de religion a trop exclusivement été pensée par le biais d’explications théologiques, laissant de côté les ressources d’une sociologie de la domination. Si l’attention aux sensibilités religieuses souligne à juste titre que...

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Päätekijä: Ruggiu, François-Joseph
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 2007
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:L’inégale distribution des confessions dans l’espace au temps des guerres de religion a trop exclusivement été pensée par le biais d’explications théologiques, laissant de côté les ressources d’une sociologie de la domination. Si l’attention aux sensibilités religieuses souligne à juste titre que catholiques et protestants pensent l’espace urbain de façon radicalement différente, elle tend trop souvent à oublier les contraintes discriminatoires imposées par la monarchie aux réformés, qui expliquent bien plus que les options religieuses l’asymétrie des positions spatiales. Partant, l’explication par le religieux néglige le lien ailleurs souligné entre affirmation de l’État et processus de privatisation : c’est contraints par la loi, non poussés par une foi, que les protestants français des années 1 560 se sont progressivement résignés à prier en famille, dans l’espace domestique. L’article émet en revanche l’hypothèse que si l’occupation différenciée de l’espace ne constitue pas un ajustement spatial aux impératifs religieux, son acceptation bon gré mal gré a pu être facilitée par la rencontre de points de théologie avec les contraintes légales imposées par la monarchie