La formation d'un savoir composite : les enquêtes sur l'opinion sous la monarchie constitutionnelle (1814-1848)
RésuméSous la Restauration et la monarchie de Juillet, les enquêtes administratives sur « l’esprit public », « l’opinion publique », la « situation morale et politique » se multiplient. L’objet de cet article consiste à montrer que le savoir politique et administratif qui se constitue au travers de...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2009
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméSous la Restauration et la monarchie de Juillet, les enquêtes administratives sur « l’esprit public », « l’opinion publique », la « situation morale et politique » se multiplient. L’objet de cet article consiste à montrer que le savoir politique et administratif qui se constitue au travers de ces rapports écrits, la plupart du temps, par les préfets, emprunte à trois sources au moins : la tradition statistique, qui caractérise l’État depuis le Moyen Âge, la surveillance policière, associée au nom de Fouché et les enquêtes sociales qui se développent dans les mêmes années avec, notamment, les publications de Villermé. Dans tous les cas, l’enquête politique en formation trouve dans ces types de savoirs à la fois des modèles et des repoussoirs. Elle assigne à l’État un nouveau champ d’investigation, typique de l’âge parlementaire : les idées et les sentiments politiques des Français. |
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