STEVEN L. KAPLAN, Raisonner sur les blés. Essais sur les Lumières économiques, Paris, Fayard, 2017, 868 p., ISBN 978-2-213-67116-1
Les marchés aux enchères des biens immeubles sont une institution répandue mais encore assez mal connue de l’Europe moderne, par rapport au marché de gré à gré, devant notaires, qui concentre la majorité des ventes. Par rapport à celles-ci, les ventes aux enchères sont conçues et aménagées comme u...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2018
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Les marchés aux enchères des biens immeubles sont une institution répandue mais encore
assez mal connue de l’Europe moderne, par rapport au marché de gré à gré, devant notaires, qui
concentre la majorité des ventes. Par rapport à celles-ci, les ventes aux enchères sont conçues
et aménagées comme un mécanisme imaginé pour produire le prix le plus élevé possible pour
un bien. Pourtant, dans la France des XVIIe et XVIIIe siècles, les adjudications aux enchères de
biens immeubles (réels comme les maisons ou fictifs comme les rentes), au moyen de procédures
volontaires ou forcées, aboutissent à des prix nettement inférieurs à ceux issus des transactions de
gré à gré. Cet article explique ce phénomène par le coût, la durée de la procédure et son issue très
incertaine, ce qui contribue à la modération des offres des enchérisseurs, qui déduisent ex ante
les frais élevés liés à la vente, quand ils ne se détournent pas de ce type de marché. De plus, le
système des ventes aux enchères, organisé pour offrir les conditions optimales de publicité et
de concurrence, est aussi traversé par des droits des familles sur les biens saisis et vendus qui
peuvent entraver ou annuler les transferts de propriété, même a posteriori.
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