L'écriture du singulier
Les Mémoires d’Ancien Régime manifestent l’appartenance des genres historiques aux domaines des belles lettres. Parce que la vérité à laquelle prétend l’histoire est davantage de l’ordre des mœurs que de l’ordre des faits seuls, elle est forcée de composer avec les fictions de l’éloquence et de l...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2002
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Les Mémoires d’Ancien Régime manifestent l’appartenance des genres historiques aux
domaines des belles lettres. Parce que la vérité à laquelle prétend l’histoire est davantage de
l’ordre des mœurs que de l’ordre des faits seuls, elle est forcée de composer avec les fictions
de l’éloquence et de la philosophie. C’est ainsi que, apparus sous le signe d’une prose nue et
dépouillée, les Mémoires se sont progressivement infléchis vers le genre romanesque ; cependant, au contraire des romans de l’époque classique, les Mémoires écrivent le singulier : ce
qui ne s’est produit qu’une fois, du point de vue irremplaçable de l’acteur ou du témoin. C’est
dans cette mesure que les monstres, dont la singularité est presque absolue, sont un thème privilégié de Saint-Simon, et peuvent servir d’emblème au genre des Mémoires tout entier. |
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