Postface

L’introduction avortée d’une « formation citoyenne » au sein des tribunaux correctionnels offre l’occasion de faire le point sur les mythes et les préjugés qui entourent la question de la participation des citoyens à la justice pénale. La diversité des opinions au sujet de la place que doivent occup...

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Detalles Bibliográficos
Autor principal: Truche, Pierre
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2014
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:L’introduction avortée d’une « formation citoyenne » au sein des tribunaux correctionnels offre l’occasion de faire le point sur les mythes et les préjugés qui entourent la question de la participation des citoyens à la justice pénale. La diversité des opinions au sujet de la place que doivent occuper les citoyens dans l’institution judiciaire s’explique, dans une large mesure, par la complexité de l’héritage historique que représente l’institution du jury populaire. En dépit de son histoire chaotique, le jury n’en est pas moins un symbole de la justice démocratique. À la lumière de cet éclairage historique, le débat politique qui s’est développé autour de l’expérimentation des citoyens assesseurs présente un caractère paradoxal, la gauche ayant tiré à boulets rouges sur une réforme destinée à renforcer le caractère populaire de la justice pénale. En réalité, derrière les arguments de circonstance, les critiques adressées à la réforme de 2011 laissent transparaître l’hostilité fondamentale de la « justice savante » à l’égard de l’association des citoyens à la justice.