Solène Rivoal, Les Marchés de la mer. Une histoire sociale et environnementale de Venise au xviiie siècle, Rome, École française de Rome, « Collection de l’École française de Rome » 596, 2022, 620 p.

Les logiques à l’œuvre lors des exhibitions d’animaux dans les jeux romains et dans les « zoos humains » se fondent sur des mécanismes de pensée, l’anthropocentrisme et l’ethnocentrisme, dont les modalités (en particulier le sentiment intuitif d’un plus grand achèvement par rapport à l’Autre ou enco...

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Bibliografiske detaljer
Hovedforfatter: Cabantous, Alain
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2024
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Les logiques à l’œuvre lors des exhibitions d’animaux dans les jeux romains et dans les « zoos humains » se fondent sur des mécanismes de pensée, l’anthropocentrisme et l’ethnocentrisme, dont les modalités (en particulier le sentiment intuitif d’un plus grand achèvement par rapport à l’Autre ou encore une solidarité spontanée avec le semblable) sont en grande partie convergentes. À deux époques historiques éloignées, deux manifestations, l’une mettant en scène des animaux, l’autre des êtres humains, ont contribué à bâtir un récit où se mêlent enjeux impériaux, métaphysiques et pratiques et à asseoir dans l’inconscient collectif un rapport au monde n’allant pas de soi. In fine, ce qui se joue lors de ces manifestations, c’est le droit à dominer. Venationes et « zoos humains » sont l’émanation d’idéologies (l’anthropocentrisme spéciste et l’ethnocentrisme raciste) qui ont permis, en s’appuyant sur le prisme de l’exotisme, de porter et de renforcer ces logiques de domination fondées sur des biais cognitifs.