Les municipales de mars 2001 : vote récompense ou vote sanction ?

Résumé L’étude des élections municipales en France a rarement conduit à l’utilisation conjointe de déterminants politico-stratégiques et de variables économiques. La permanence du caractère unitaire du pays, en renforçant la spécificité des scrutins locaux, impose aussi de prendre la bonne mesure du...

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Auteurs principaux: Jérôme-Speziari, Véronique, Jérôme, Bruno
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: 2002
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Résumé L’étude des élections municipales en France a rarement conduit à l’utilisation conjointe de déterminants politico-stratégiques et de variables économiques. La permanence du caractère unitaire du pays, en renforçant la spécificité des scrutins locaux, impose aussi de prendre la bonne mesure du degré d’autonomie dont jouissent les collectivités locales par rapport à l’État central. Les interactions politico-économiques locales n’ont jusqu’ici été envisagées que sous l’angle de la « manipulation » de l’économie par les décideurs publics, en occultant la réaction des citoyens-électeurs. Notre modèle (sur 236 villes de plus de 30 000 habitants pour la période 1989-1995) propose une explication politico-économique globale des municipales. Les facteurs explicatifs du vote pour l’équipe municipale sortante sont regroupés en trois blocs (« économie », « élections passées » et « stratégie et implantation électorales ») prenant en compte les interactions entre le local et le national. Les résultats de l’estimation économétrique donnent les facteurs qui influencent le vote en distinguant, ceux qui génèrent une prime électorale moyenne, de ceux qui infligent aux sortants un coût électoral moyen. Parmi les villes non prévues par la simulation de mars 2001, près d’une sur deux peut être correctement envisagée en intégrant les ruptures récentes avec la tendance de long terme, et les modifications dans l’implantation et l’usure des équipes sortantes. Globalement, le modèle fournit le bon résultat dans 198 cas sur 236. Sans trancher entre vote récompense et vote sanction, le vote de mars 2001 semble avoir été marqué par une certaine asymétrie du blâme.