Perspectives psychanalytiques sur le développement du trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAHA)
Perspectives psychanalytiques sur le développement du trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAHA) L’auteur fait un rapport sur la rencontre à laquelle elle a assisté à Francfort fin février 2008 : la IXe conférence de recherche « Joseph Sandler » organisée par les commissions de re...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2008
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Perspectives psychanalytiques sur le développement du trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAHA)
L’auteur fait un rapport sur la rencontre à laquelle elle a
assisté à Francfort fin février 2008 : la IXe conférence de recherche
« Joseph Sandler » organisée par les commissions de recherche
conceptuelle et empirique de psychanalyse de l’API, dont le thème cette
année était : « Les troubles déficitaires de l’attention avec
hyperactivité (TDAHA) », faisant un lien entre neurosciences et
psychanalyse. Charles Hanly, philosophe et psychanalyste, prochain président de
l’API, a tenté une analyse logique pour montrer que le pluralisme des
théories psychanalytiques nuit à la psychanalyse et que la recherche
conceptuelle et empirique peut lui permettre de tester ses théories. Peter
Fonagy a exposé un modèle de l’état limite, faisant intervenir des facteurs
constitutionnels entraînant une mauvaise régulation de l’affect qui, en cas
de stress, se trouve hyperstimulé. Ses recherches récentes portent sur la
régulation de l’affect et les états limites. Une présentation a été faite
par un pédiatre du tempérament pour montrer que celui-ci est négligé,
entraînant un surdiagnostic du TDAHA et une exagération de la prescription
de stimulants dans les pays occidentaux. Un analyste et neuroscientifique,
Bradley Peterson, par des études d’imagerie fonctionnelle montrant des
modifications compensatoires de l’amgygdale, de l’hippocampe et du cortex
temporal, en conclut que les stimulants augmentent la suppression de
l’activité en « mode par défaut », qui correspond au processus
primaire du rêve, et permet donc une meilleure concentration chez l’enfant
comme chez l’adulte. Marianne Leuzinger-Bohleber intègre les nouvelles
connaissances neuroscientifiques dans une perspective psychanalytique,
s’appuyant sur des cas cliniques, et conclut qu’il faut mettre à nu
l’histoire traumatique personnelle d’un patient souffrant de TDAHA. Elle
insiste sur le travail dans le transfert pour découvrir les racines
inconscientes de l’échec des processus de régulation de l’affect et des
pulsions, permettant ainsi aux souvenirs incarnés (embodied memories) des
relations objectales traumatiques et fantasmatiques d’être reconnus et
élaborés. |
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