Discrimination statistique à l’embauche des femmes et apprentissage des employeurs

Avec un écart salarial de 9 % en début de vie active entre les hommes et les femmes, on peut supposer que ces dernières sont exposées à une discrimination de nature statistique. Tester son existence est rendu possible par l’exploitation d’une enquête sur les débuts de carrières (Génération 98) qui p...

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Hauptverfasser: Dupray, Arnaud, Moullet, Stéphanie
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2019
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RFE_184_0081RFERevue française d'économie https://shs.cairn.info/revue-francaise-d-economie-2018-4-page-81?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfe.184.0081 Discrimination statistique à l’embauche des femmes et apprentissage des employeurs Dupray, ArnaudMoullet, Stéphanie2019 fre Revue française d'économie | XXXIII | 4 | 2019-05-07 | p. 81-116 | 0769-0479 RFE_18444 Avec un écart salarial de 9 % en début de vie active entre les hommes et les femmes, on peut supposer que ces dernières sont exposées à une discrimination de nature statistique. Tester son existence est rendu possible par l’exploitation d’une enquête sur les débuts de carrières (Génération 98) qui permet de reconstituer les parcours professionnels sur dix ans. S’appuyant sur le modèle développé par Altonji et Pierret, qui rend compte de la détermination des salaires en présence d’incertitude à l’embauche et d’un apprentissage progressif des entreprises avec l’expérience, des régressions de gains sur données empilées sont conduites en adoptant plusieurs spécifications de l’expérience et en traitant son endogénéité. Il en ressort que l’apprentissage informationnel sur la productivité avec les années passées dans l’emploi aurait davantage de portée pour les femmes et interviendrait essentiellement via l’ancienneté pour elles alors qu’il opèrerait tout autant par le biais des expériences d’emploi antérieures pour les hommes. Ainsi, à l’embauche, l’éducation joue davantage pour les femmes et avec l’avancement dans l’emploi, les informations productives supposées difficilement observables initialement ont un plus fort impact salarial que pour les hommes soutenant l’hypothèse de discrimination initiale de nature statistique à l’encontre des premières.Given a gender wage gap of 9 % at the beginning of working life, one may assume screening discrimination against women. To test its existence, we use a French survey on the beginnings of careers (Generation 98) which makes it possible to detail career paths over ten years. Based on the model developed by Altonji and Pierret, which reports on wage determination in the face of uncertainty of hiring and considers progressive learning of firms with time, wage equations on pooled data are implemented testing several specifications of the experience, taking also into account its endogeneity. We find that learning about productivity with experience would be more noticeable for women and would mainly occur through seniority while it would equally operate through previous employment experiences for men. Indeed, at the time of hiring, returns to education are higher for women and with career advancement, hard-to-observe correlates of productivity obtain a greater wage impact for women than for men, supporting the hypothesis of initial screening discrimination.Cairn free access
language Français
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description Avec un écart salarial de 9 % en début de vie active entre les hommes et les femmes, on peut supposer que ces dernières sont exposées à une discrimination de nature statistique. Tester son existence est rendu possible par l’exploitation d’une enquête sur les débuts de carrières (Génération 98) qui permet de reconstituer les parcours professionnels sur dix ans. S’appuyant sur le modèle développé par Altonji et Pierret, qui rend compte de la détermination des salaires en présence d’incertitude à l’embauche et d’un apprentissage progressif des entreprises avec l’expérience, des régressions de gains sur données empilées sont conduites en adoptant plusieurs spécifications de l’expérience et en traitant son endogénéité. Il en ressort que l’apprentissage informationnel sur la productivité avec les années passées dans l’emploi aurait davantage de portée pour les femmes et interviendrait essentiellement via l’ancienneté pour elles alors qu’il opèrerait tout autant par le biais des expériences d’emploi antérieures pour les hommes. Ainsi, à l’embauche, l’éducation joue davantage pour les femmes et avec l’avancement dans l’emploi, les informations productives supposées difficilement observables initialement ont un plus fort impact salarial que pour les hommes soutenant l’hypothèse de discrimination initiale de nature statistique à l’encontre des premières.
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