Discrimination statistique à l’embauche des femmes et apprentissage des employeurs

Avec un écart salarial de 9 % en début de vie active entre les hommes et les femmes, on peut supposer que ces dernières sont exposées à une discrimination de nature statistique. Tester son existence est rendu possible par l’exploitation d’une enquête sur les débuts de carrières (Génération 98) qui p...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile Nagusiak: Dupray, Arnaud, Moullet, Stéphanie
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2019
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Avec un écart salarial de 9 % en début de vie active entre les hommes et les femmes, on peut supposer que ces dernières sont exposées à une discrimination de nature statistique. Tester son existence est rendu possible par l’exploitation d’une enquête sur les débuts de carrières (Génération 98) qui permet de reconstituer les parcours professionnels sur dix ans. S’appuyant sur le modèle développé par Altonji et Pierret, qui rend compte de la détermination des salaires en présence d’incertitude à l’embauche et d’un apprentissage progressif des entreprises avec l’expérience, des régressions de gains sur données empilées sont conduites en adoptant plusieurs spécifications de l’expérience et en traitant son endogénéité. Il en ressort que l’apprentissage informationnel sur la productivité avec les années passées dans l’emploi aurait davantage de portée pour les femmes et interviendrait essentiellement via l’ancienneté pour elles alors qu’il opèrerait tout autant par le biais des expériences d’emploi antérieures pour les hommes. Ainsi, à l’embauche, l’éducation joue davantage pour les femmes et avec l’avancement dans l’emploi, les informations productives supposées difficilement observables initialement ont un plus fort impact salarial que pour les hommes soutenant l’hypothèse de discrimination initiale de nature statistique à l’encontre des premières.