Stephanie E. Jones-Rogers

Parlant de The Hairy Ape (Le Singe Velu) (1921), le dramaturge américain Eugene O’Neill déclarait que la pièce ne portait pas « superficiellement sur les conditions de travail […] mais sur l’Homme, sur l’état de vaine perplexité qui nous implique tous. » Malgré cette direction tenue dans une certain...

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Auteur principal: Quanquin, Hélène
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2021
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Parlant de The Hairy Ape (Le Singe Velu) (1921), le dramaturge américain Eugene O’Neill déclarait que la pièce ne portait pas « superficiellement sur les conditions de travail […] mais sur l’Homme, sur l’état de vaine perplexité qui nous implique tous. » Malgré cette direction tenue dans une certaine mesure dans le drame, la pièce est incontestablement basée sur la lutte des classes. D’une part, les sentiments socialistes et anarchistes du dramaturge sont maintenus tout au long de la pièce, dans son identification avec les conditions de travail des marins, et dans les caricatures faites des membres de la bourgeoisie. D’autre part, la veine socialiste est dépassée par des spéculations de nature humaniste, psychologique et nihiliste dans le traitement des ouvriers, notamment le protagoniste Yank, et ce en un discours qui masque le débat socialiste.En s’appuyant sur une lecture néo-historiciste, cet article propose en premier lieu de localiser les zones d’autonomisation offertes aux ouvriers, et en second lieu, d’investiguer les structures de pouvoir informant la représentation des classes ouvrières et moyennes. Seront ainsi dévoilés les projets idéologiques, historiques et culturels du discours psychologique (du Modernisme) que le dramaturge ne cesse d’inscrire dans la pièce, ainsi que les complicités établies avec les discours socialistes et anarchistes de l’époque.