Le consentement à l'impôt, fragile mais indispensable aporie

« Le premier visage de l’impôt reste, pour l’individu, celui de la contrainte. » Et pourtant André Barilari, Inspecteur général des finances, nous montre que c’est l'une des pierres de touche de la citoyenneté, celle qui fait de l’individu, tout désireux qu’il est d’échapper à une contribution...

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Hlavní autor: Barilari, André
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2007
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:« Le premier visage de l’impôt reste, pour l’individu, celui de la contrainte. » Et pourtant André Barilari, Inspecteur général des finances, nous montre que c’est l'une des pierres de touche de la citoyenneté, celle qui fait de l’individu, tout désireux qu’il est d’échapper à une contribution lui apparaissant de prime abord comme une violation intolérable de sa propriété, un élément du peuple souverain qui prend part aux choix collectifs. Aussi se retrouve-t-il en proie à une étrange schizophrénie : si les différentes formes de résistance à l’impôt ont toujours existé, de la révolte armée et collective à l’évasion fiscale individuelle compliquée par l’ouverture internationale de l’économie, s’acquitter régulièrement de ses impôts reste une marque de civisme, voire de patriotisme, valorisée. C’est sur les épaules de l’administration fiscale, parce qu’elle est désormais la principale interface entre l’Etat et le contribuable, que repose aujourd’hui une large partie du consentement à l’impôt, consentement nécessitant également une culture politique adaptée, dont centralisation minimale et justice seraient les maîtres mots.