Les non-dits du droit européen du numérique en matière de droit international privé : l’exemple du règlement sur les services numériques (DSA)

Le règlement sur les services numériques (DSA) aborde de façon très limitée les questions de droit international privé. Il définit principalement son champ d’application territorial à l’aide d’une règle unilatérale : il s’applique à tout fournisseur de services intermédiaires qui cible des utilisate...

Cijeli opis

Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Glavni autor: Jault-Seseke, Fabienne
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2025
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:Le règlement sur les services numériques (DSA) aborde de façon très limitée les questions de droit international privé. Il définit principalement son champ d’application territorial à l’aide d’une règle unilatérale : il s’applique à tout fournisseur de services intermédiaires qui cible des utilisateurs dans l’Union européenne, quel que soit son lieu d’établissement. Il reste largement silencieux sur les autres aspects du droit international privé tels que la détermination de la loi applicable à l’illicéité ou aux actions en cessation et en réparation. En matière de compétence juridictionnelle, il renvoie au règlement Bruxelles I bis dont les dispositions sont peu adaptées aux spécificités du numérique. La préférence que le DSA semble accorder au public enforcement plutôt qu’au private enforcement ne peut justifier le silence gardé sur la plupart des questions du droit international privé, pourtant essentielles si l’on entend assurer une protection effective des droits dans l’environnement numérique qui est presque toujours transfrontière.