Perceptions des mutualistes de la MUGEF-CI face aux réformes institutionnelles liées à l’implémentation de la CMU à Bouaké (Côte d’Ivoire)

Cette étude sociologique analyse les perceptions de 150 mutualistes de la Mutuelle Générale des Fonctionnaires et Agents de l’État de Côte d’Ivoire (MUGEF-CI), issus de l’administration éducative à Bouaké, face aux réformes liées à la Couverture Maladie Universelle (CMU). Elle repose sur une appr...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Kouame, Mien-olai Camille Adam
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2025
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Cette étude sociologique analyse les perceptions de 150 mutualistes de la Mutuelle Générale des Fonctionnaires et Agents de l’État de Côte d’Ivoire (MUGEF-CI), issus de l’administration éducative à Bouaké, face aux réformes liées à la Couverture Maladie Universelle (CMU). Elle repose sur une approche quantitative, fondée sur une enquête structurée auprès d’un échantillon aléatoire stratifié. L’objectif est d’explorer la manière dont les mutualistes perçoivent les changements institutionnels, notamment la suppression des produits optionnels et le repositionnement complémentaire de la MUGEF-CI. Les résultats révèlent une dualité significative dans la perception des mutualistes : 26,7 % affirment connaître ces réformes, reconnaissant principalement la suppression de certains produits optionnels (5,3 %), le nouveau statut complémentaire imposé à leur mutuelle (6,7 %) et l’adoption de la CMU comme régime de base obligatoire (6,7 %). Les mutualistes expriment une appréciation modérée concernant l’élargissement des services médicaux (10,0 %) et l’amélioration des conditions d’accès aux délégations mutualistes (6,7 %). Cependant, ces aspects positifs sont contrebalancés par des préoccupations majeures relatives aux délais administratifs prolongés (8,0 %), aux ruptures de stock de médicaments (5,3 %) et à la complexité administrative et au manque de transparence (4,7 %). L’enrôlement obligatoire à la CMU suscite une réticence notable chez 20,0 % des enquêtés.