D’un maïs, l’autre
Alors que les éleveurs laitiers utilisent depuis plusieurs décennies, sous l’effet de l’introduction de l’ensilage de maïs dans les rations alimentaires des vaches laitières, quasi exclusivement des semences de maïs hybrides, certains se sont lancés dans la production de leurs propres semences de ma...
Đã lưu trong:
| Tác giả chính: | |
|---|---|
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
2018
|
| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Alors que les éleveurs laitiers utilisent depuis plusieurs décennies, sous l’effet de l’introduction de l’ensilage de maïs dans les rations alimentaires des vaches laitières, quasi exclusivement des semences de maïs hybrides, certains se sont lancés dans la production de leurs propres semences de maïs, à la fois dans le contexte d’une montée en puissance des démarches de sélection paysanne, mais aussi dans celui de la crise laitière récente qui conduit les éleveurs à essayer d’accroître leur autonomie économique. À partir d’une enquête ethnographique conduite auprès d’agriculteurs rhône-alpins, cet article s’intéresse à l’engagement des agriculteurs dans une expérimentation collective autour de variétés de maïs dites « population ». Il adopte une perspective inspirée de la sociologie de la traduction pour appréhender l’engagement de ces agriculteurs dans un processus d’expérimentation et de production de connaissances autour de ces variétés de maïs, en proposant de l’analyser en trois temps : celui de la dé-scription des maïs hybrides, dans lequel la pratique du maïs population fournit aux agriculteurs des points d’appui pour appréhender l’insertion des hybrides dans un système socio-technique particulier qui les rend fortement dépendants de l’amont ; celui de l’activité de description des maïs population par les agriculteurs, dans lequel la production de connaissances est conjointe au processus d’attachement et d’accommodation réciproque de ces agriculteurs à leurs variétés de maïs ; enfin, celui de l’ inscription par lequel les agriculteurs s’engagent dans un processus de formalisation de connaissances dans une perspective de diffusion de leurs pratiques. Cette analyse montre comment cette expérimentation collective contribue à une reconfiguration de la répartition classique des rôles – sous-tendue par l’usage des maïs hybrides – entre agriculteurs d’une part, et recherche, conseil agricole et firmes, d’autre part. |
|---|