Orchestrer plutôt que prescrire : piloter l’intégration de l’IA générative dans la fonction RH pour une performance soutenable

Le déploiement de l’intelligence artificielle générative (IAG) dans la fonction Ressources Humaines (RH) est fréquemment présenté comme un levier de performance. La littérature récente documente des gains réels — automatisation administrative, personnalisation de la formation, appui à la décision...

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Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: Guillard, Alexandre
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2026
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Le déploiement de l’intelligence artificielle générative (IAG) dans la fonction Ressources Humaines (RH) est fréquemment présenté comme un levier de performance. La littérature récente documente des gains réels — automatisation administrative, personnalisation de la formation, appui à la décision et à la planification des effectifs (Budhwar et al., 2023 ; Tambe et al., 2019 ; Verma et al., 2023 ; Dima et al., 2024) — mais souligne leur caractère conditionnel : selon les conditions de son intégration, l’IAG peut tout autant accroître que dégrader la performance des collectifs de travail. Cet article exploratoire interroge dès lors les conditions d’un pilotage du changement technologique conjuguant performance organisationnelle et soutenabilité sociale. Il s’appuie sur la relecture secondaire d’un dispositif empirique en deux phases : une étude qualitative auprès de praticiens RH (Guillard et al., 2025) et une étude de consensus Delphi-Régnier auprès de 28 experts (Guillard et al., 2026). Trois zones de fragilité en émergent — fiabilité de la décision augmentée, intégration des usages réels, capacité critique du collectif — auxquelles répondent trois leviers de pilotage : sécuriser, orchestrer, capaciter. Ancrés dans les consensus d’experts et les normes émergentes (AI Act, ESRS S1), ils dessinent un déplacement de la posture RH, du prescripteur vers l’orchestrateur. La thèse défendue est que, pour l’IAG, l’exigence éthique n’est pas une contrainte opposée à la performance mais une condition de sa soutenabilité. L’article ouvre un programme de recherche-action visant à éprouver ce cadrage.