Michel Chauvière, Trop de gestion tue le social. Essai sur une discrète chalandisation, La Découverte, 2007

RésuméLes associations environnementales locales ne jouissent pas d’une grande popularité auprès du public. L’approche distante, le manque d’implication dans le quotidien de la population, les actions conjoncturelles et limitées, la tendance vers la bureaucratie, l’élitisme et le sectarisme sont aut...

全面介绍

Enregistré dans:
书目详细资料
主要作者: Ridha, Abdmouleh
格式: Article ou chapitre numérique
语言:Français
出版: 2008
在线阅读:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
实物特征
总结:RésuméLes associations environnementales locales ne jouissent pas d’une grande popularité auprès du public. L’approche distante, le manque d’implication dans le quotidien de la population, les actions conjoncturelles et limitées, la tendance vers la bureaucratie, l’élitisme et le sectarisme sont autant de facteurs qui justifient le mécontentement du public à l’égard de ces associations. À cela s’ajoute leur rapport ambigu avec le pouvoir politique, qui donne l’impression que l’action associative est dépourvue d’autonomie et d’efficacité, et incapable de concrétiser sa spécificité. L’idée importante est que les critiques et le mécontentement manifestés par le public expriment moins une mise en question de ces associations qu’une prise de conscience des enjeux écologiques accompagnés d’un désir et d’une volonté d’adhésion à cet élan collectif ainsi qu’une attente quelquefois exagérée envers ces instances. Vues ainsi, les critiques à l’encontre de ces associations traduisent une véritable demande sociale adressée à ces instances et une incapacité de ces dernières à y faire face. Un tel constat montre le décalage entre la légitimité juridique dont ces associations bénéficient et leur légitimité sociale qui reflète leur manque d’enracinement dans la réalité sociale et culturelle du pays.