Médecine générale et ramadan. Enquête qualitative auprès de médecins généralistes

Résumé Objectifs : Le ramadan est très suivi dans le monde musulman. Le jeûne étendu aux prises médicamenteuses orales et le rythme de vie bouleversé dessinent les conséquences médicales impliquant le médecin généraliste (MG). L’objectif de ce travail était d’étudier le vécu et le comportement des...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteurs principaux: Edin, C, Marais, P, Moulevrier, P, Huez, Jean-François, Fanello, Serge
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2011
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Résumé Objectifs : Le ramadan est très suivi dans le monde musulman. Le jeûne étendu aux prises médicamenteuses orales et le rythme de vie bouleversé dessinent les conséquences médicales impliquant le médecin généraliste (MG). L’objectif de ce travail était d’étudier le vécu et le comportement des médecins généralistes vis-à-vis de leur pratique pendant la période du ramadan. Méthodes : L’enquête s’est déroulée sous la forme d’entretiens semi-directifs et a concerné quatorze MG. Résultats : Cette pratique est connue de la majorité des praticiens par les impératifs qu’elle requiert. Les MG rencontrés sont conscients d’une adaptation possible de leur pratique médicale ; des freins existent quand il s’agit de les appliquer au niveau de la prescription, ou de programmer des consultations auprès des patients chroniques. Une compétence médicale est parfois abusivement renvoyée au jeûneur, l’exposant aux difficultés de la gestion thérapeutique. Des guidelines existent et devraient limiter les discours prohibitifs et aiguillonner le médecin sur des thérapeutiques adaptées au jeûne. Conclusion : Au-delà du ramadan, ce travail fait émerger deux problématiques face à des patients qui parlent une autre langue ; la place indispensable de l’interprète est discutée ainsi que ses implications dès lors qu’il s’agit d’un interprète proche, orientant idéalement vers un interprétariat professionnel, complexe en médecine libérale. La barrière de la langue est aussi à entendre au sens figuré devant une présentation et représentation de la maladie culturellement différente. Prat Organ Soins. 2011;42(2):89-99