L’Année Philologique, une interlocutrice et un guide quasi centenaires de la communauté scientifique sur l’Antiquité gréco-latine

L’Année Philologique invite à s’interroger sur les clés susceptibles d’expliquer pourquoi, depuis sa conception par J. Marouzeau dans les années 1920, elle bénéficie d’un si grand prestige auprès de la communauté scientifique qui travaille sur l’Antiquité gréco-latine et d’un si fort ascendant sur...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes | XCV | 1 | 2021-11-28 | p. 155-181 | 0035-1652
Autor Principal: Fuentes González, Pedro Pablo
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2021
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:L’Année Philologique invite à s’interroger sur les clés susceptibles d’expliquer pourquoi, depuis sa conception par J. Marouzeau dans les années 1920, elle bénéficie d’un si grand prestige auprès de la communauté scientifique qui travaille sur l’Antiquité gréco-latine et d’un si fort ascendant sur les chercheurs. Les efforts pour justifier l’entreprise s’avèrent de toute première importance, ainsi que ceux pour la doter d’un appui institutionnel, d’un fondement normatif et d’une structure de contrôle, dans un contexte devenu progressivement, surtout grâce à J. Ernst, de plus en plus international. Un autre aspect décisif de L’Année Philologique est son caractère encyclopédique, impliquant une organisation intégrale de l’information produite dans toutes les disciplines relatives à l’Antiquité et mettant en relief leur interdépendance. L’Année Philologique a vocation ainsi d’animer et de féconder les nouvelles recherches. Loin d’être un simple ouvrage de consultation, elle se veut un ouvrage de lecture et elle offre un modèle à suivre pour le chercheur : interdisciplinarité, refus de toute précipitation, clarté et souci de précision. Face aux défis de l’avenir, il est très important qu’elle soit capable de rester fidèle à ce rôle paradoxal d’ ancilla scientiae dont l’autorité est reconnue par l’ensemble de la communauté scientifique des antiquisants.