Résumé de thèse sous la dir. de Sonia Branca-Rosoff, Université Paris 3 Le discours métalinguistique de la classe de lecture : comment des enseignants de cours préparatoire, et leurs élèves qui apprennent à lire, parlent du langage Corinne GOMILA Mots-clés : Discours métalinguistique, métalangage, autonymie, interactions scolaires, enseignement de la lecture

L’intégration de l’Europe a engendré un régime linguistique stable mais paradoxal. L’Union européenne multiplie ses langues officielles mais officieusement, elle privilégie l’anglais. Il ne s’agit pas d’une transition entre une Babel impraticable et une union rationnelle, monolingue. Au contraire...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Scheidhauer, Christophe
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2008
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:L’intégration de l’Europe a engendré un régime linguistique stable mais paradoxal. L’Union européenne multiplie ses langues officielles mais officieusement, elle privilégie l’anglais. Il ne s’agit pas d’une transition entre une Babel impraticable et une union rationnelle, monolingue. Au contraire, l’Union s’enorgueillit de sa diversité linguistique, et stigmatise l’anglais comme un contre modèle. Elle voit l’anglais à la fois comme la langue anti-nationale de la mondialisation, et comme celle du plus fort, les Etats -Unis d’Amérique. La pratique de l’anglais réunit les européens autour de l’ennemi commun. En fait, fondée sur un idéal de paix entre les nations, l’Union doit pratiquer une stricte égalité entre les langues nationales. Afin de n’en favoriser aucune, elle recoure officieusement à une langue tierce. L’anglais est la dernière langue que l’Europe envisage de défendre. Elle ne lèse donc personne en particulier. Diversité officielle et anglophonie officieuse se renforcent mutuellement.