Rôle du contexte mutuellement partagé dans les communications professionnelles distantes
Les communications professionnelles en situation risquée, telles les coordinations téléphoniques entre contrôleurs aériens étudiées ici, doivent être rapides et fiables. Selon les modèles coopératifs de la communication (Clark et Schaeffer, 1989), il faut établir la croyance mutuelle de partager...
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| Главный автор: | |
|---|---|
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
2008
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| Предметы: | |
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Les communications professionnelles en situation risquée, telles les coordinations téléphoniques entre contrôleurs aériens étudiées ici, doivent
être rapides et fiables. Selon les modèles coopératifs de la communication
(Clark et Schaeffer, 1989), il faut établir la croyance mutuelle de partager
un même contexte pour se comprendre. A distance, l’absence de partage
de contexte peut être palliée en transmettant des informations sur la tâche
et sur le visage de l'autre au moyen de nouvelles technologies. Mais ces
dispositifs sont invasifs et complexes. Avec le regard de l'ergonomie, nous
postulons qu'il suffit d'intégrer dans l’espace de partage d'informations
sur la tâche des indices abstraits permettant d'inférer où se porte l'attention de l’interlocuteur distant. Nous testons cette hypothèse dans deux
expérimentations. Dans la première, nous évaluons dans le cadre d'un jeu
reproduisant le contrôle aérien un dispositif de mise en valeur de l'objet
d'intérêt. Dans la seconde, nous montrons dans une situation simulée de
contrôle aérien, la pertinence de coupler ce dispositif à des indices sur la
position de l’objet dans l'écran du partenaire. Nos résultats confirment
que des effets visuels sur un écran partagé aident à s’assurer de partager
mutuellement l’objet auquel le locuteur se réfère et, dans une moindre
mesure, l'intention du locuteur : avec un effort langagier réduit, la compréhension reste bonne. Cependant, nous ne pouvons montrer que les
communications sont plus rapides et fiables. |
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