L'espace hybride de la subjectivité : le (bien)-être entre les langues

Ayant pour but de problématiser la dichotomie langue maternelle/langue étrangère, on fait l’hypothèse de l’enchevêtrement des deux dans la constitution de la subjectivité. Nous avons analysé le récit de six sujets parlant plus d’une langue, pour y observer comment ils ressentent leur manière d’êtr...

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Auteur principal: Coracini, Maria José R. F.
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2006
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Ayant pour but de problématiser la dichotomie langue maternelle/langue étrangère, on fait l’hypothèse de l’enchevêtrement des deux dans la constitution de la subjectivité. Nous avons analysé le récit de six sujets parlant plus d’une langue, pour y observer comment ils ressentent leur manière d’être entre les langues et quelles positions discursives ils y occupent. Nous nous appuyons sur des théories du discours et de la psychanalyse qui conçoivent le sujet comme étant clivé et traversé par l’inconscient (Coracini 2003, Anderson 2003, parmi d’autres) et le discours comme étant responsable de la construction de l’auto-fiction et, par là, de l’identité même. Pour les uns, c’est la langue étrangère qui constitue le lieu de repos permettant d’oublier les expériences linguistiques négatives de la période d’acquisition de la première langue, tandis que pour d’autres, un sentiment de malaise émerge à travers une sorte d’embarras culturel provoqué par la langue de l’autre en confrontation avec leur langue maternelle. Pour tous, c’est le bien-être entre les langues qui l’emporte.