Jean-Noël RETIÈRE et Jean-Pierre LE CROM, Une solidarité en miettes. Socio-histoire de l’aide alimentaire des années 1930 à nos jours, Rennes, Presses universitaires de Rennes, « Histoire », 2018, 314 p.

À partir d’une étude de cas – l’engagement syndical durable d’ouvrières d’une usine de l’habillement française des années 1960 aux années 1990 –, cet article entend interroger le rapport à la classe ouvrière de militantes syndicales. L’analyse est centrée sur la façon dont celui-ci s’ancre dans des...

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מחבר ראשי: Brodiez-Dolino, Axelle
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: 2019
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:À partir d’une étude de cas – l’engagement syndical durable d’ouvrières d’une usine de l’habillement française des années 1960 aux années 1990 –, cet article entend interroger le rapport à la classe ouvrière de militantes syndicales. L’analyse est centrée sur la façon dont celui-ci s’ancre dans des organisations syndicales aux cultures et aux modèles d’émancipation différents – ici la Confédération générale du travail (CGT) et la Confédération française démocratique du travail (CFDT). En s’intéressant à la socialisation syndicale, au rapport de ces militantes au groupe ouvrier et à la famille, deux modèles d’émancipation se dessinent : les militantes CGT misent sur la « classe ouvrière » en retournant le stigmate de la « fille d’usine », tandis que les militantes CFDT cherchent à se distinguer d’une certaine culture ouvrière et des rôles féminins qui y sont prescrits.