La révolution libérale et les métiers
L’historiographie espagnole a généralement manifesté peu d’intérêt pour les artisans à l’époque contemporaine, en acceptant la vieille perspective libérale qui les considérait comme un secteur social résiduel incapable de s’adapter à la modernité. Cet article vise à inclure cet artisanat dans le mon...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2021
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | L’historiographie espagnole a généralement manifesté peu d’intérêt pour les artisans à l’époque contemporaine, en acceptant la vieille perspective libérale qui les considérait comme un secteur social résiduel incapable de s’adapter à la modernité. Cet article vise à inclure cet artisanat dans le monde plus vaste des classes ouvrières à l’époque de l’industrialisation. Pour ce faire, nous nous penchons sur l’étude des faquines (portefaix portuaires), un métier d’origine corporative dédié au débardage et à la livraison des marchandises déchargées dans le port de Barcelone. N’étant pas dotés de ces compétences techniques que l’on associe couramment à l’univers des métiers, les faquines réussissent à s’en sortir beaucoup mieux qu’un grand nombre de métiers durant les années difficiles de la révolution libérale (1820-1865). En obtenant la reconnaissance de leur métier comme une qualification socialement construite. Leur réussite est due à un engagement résolu pour la cohésion du groupe et le renforcement de leur association professionnelle, sur la base d’une « culture du travail » spécifique. |
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