Phrase et intégration textuelle

L’article propose une modélisation de l’échange verbal en deux temps : traitement syntaxique et traitement textuel. Le traitement syntaxique s’organise autour de la recherche de construction/interprétation d’unités élémentaires structurant le message. Ces unités répondent (contrairement aux idées re...

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Autore principale: Le Goffic, Pierre
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2011
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’article propose une modélisation de l’échange verbal en deux temps : traitement syntaxique et traitement textuel. Le traitement syntaxique s’organise autour de la recherche de construction/interprétation d’unités élémentaires structurant le message. Ces unités répondent (contrairement aux idées reçues) au modèle de la phrase, en y incluant non seulement le noyau (structure propositionnelle), mais les éventuels éléments périphériques. La construction (par l’émetteur)/reconstruction (par le récepteur) des phrases se fait par ‘séquences’ (tentatives couronnées de succès ou non). Le traitement textuel consiste dans l’intégration immédiate des séquences reconnues dans un processus global de construction interprétative, au cours duquel l’autonomie de chaque unité constituante est réévaluée. L’analyse du texte oral proposé à l’étude (analyse détaillée dans la seconde partie de l’article) montre que le niveau syntaxique de la phrase ressort très clairement (noyaux sans équivoque, périphériques identifiables comme tels) et apparaît comme le seul point d’appui incontournable dans la (re)construction du texte. Il est beaucoup plus délicat de dégager et de caractériser des unités textuelles supérieures à la phrase, pour plusieurs raisons : hétérogénéité des apports, caractère continu des regroupements en emboîtements successifs, non consistance de la démarche d’exposition du locuteur (comme le texte le montre). L’intonation a été laissée de côté par option méthodologique, pour exploiter au maximum une analyse exclusivement segmentale, jusqu’à la (re)construction complète du texte.